mardi 30 juin 2015

Non maman, c'est les garçons les chefs

J'ai eu une discussion bien étrange avec ma Pimprenelle, qui m'a annoncé, de son air innocent et naïf, que ce n'était que les garçons qui étaient les chefs, si, si, c'est comme ça ... J'ai bien cru m'étrangler quand Pimprenelle m'a sorti ça, le plus naturellement du monde. Je ne me rappelle plus bien dans quel contexte elle me l'a dit et au fond, peu importe. Je me demande surtout ce qui a pu lui faire penser que les chefs, c'était forcément des garçons. Ce qu'elle voit à l'école ? Autour d'elle ? A la maison ?

En plus de me faire bondir de ma chaise, cela nous a permis de remettre les choses au clair avec elle, de lui dire que si elle avait envie d'être chef, elle pouvait, ce ne sont pas forcément les garçons qui décident de tout. "Maman est chef à son travail, tata est chef à son travail, mamie aussi est chef à son travail, toi aussi, tu peux être chef à l'école." Elle avait l'air plutôt septique quand même, elle me regardait avec sa petite bouille interrogative, du genre, "tu es bien sure, maman ?"

Je lui ai dis qu'être chef, ça n'avait pas de rapport avec le fait d'être une fille ou un  garçon, mais que cela dépendait de nos qualités personnelles. Je lui ai dis qu'elle avait plein de qualités elle aussi : c'est une petite fille intelligente, joyeuse; généreuse, polie, courageuse, avec toujours plein d'idées et des solutions pour résoudre les problèmes.

Je suis quand même un peu en colère qu'une petite fille de tout juste 4 ans pense déjà comme ça. En colère contre moi, la société, l'école ... Je me demande ce que j'ai bien pu louper, ce qu'on a bien pu louper ?

Est-ce que je subis trop les décisions dans notre couple, dans notre famille ? Est-ce que je donne de moi l'image d'une femme qui suit plutôt que de celle qui a des projets, des envies, qui les fait partager aux autres ? Je ne sais pas trop, mais je crois que je ferais bien d'y réfléchir !

Je suis en colère aussi contre l'école qui ne lutte pas plus contre les stéréotypes de ce genre, qui laisse faire, qui est passive et qui, pire, parfois contribue à les véhiculer. On a beaucoup critiqué les fameux ABC de l'égalité, sans comprendre parfois leurs objectifs ... Je ne savais pas trop quoi penser de tout ça, je n'en voyais pas bien l'utilité... Et bien, aujourd'hui, je vous le dis, après voir entendu ma Pimprenelle me dire ça le plus naturellement du monde, je pense qu'il est urgent d'agir, pour permettre aux femmes de demain de s'épanouir pleinement, de trouver leur place dans la société, sans casser dès leur enfance leurs ambitions et leurs initiatives. Leur donner confiance en elles en leur permettant d'être chef d'équipe en sport autant que les garçons, en valorisant leurs idées, leurs qualités, au même titre que celles de leurs petits copains - différents mais égaux - en leur permettant de rêver leur avenir sans limites.

Je crois que ma Pimprenelle a compris mais c'était très important pour elle d'entendre tout ça. Depuis, elle me demande régulièrement "c'est quoi mes qualités, maman ?". Malgré tout, saura-t-elle s'imposer, ne pas se laisser marcher sur les pieds ? Si elle a envie de conduire le petit camion, saura-t-elle le dire au petit copain ? Saura-telle proposer un nouveau jeu, une nouvelle idée ? Saura-t-elle s'imposer sans écraser l'autre ? Convaincre sans humilier ? (oui, parce que être chef, c'est bien, se transformer en tyran, beaucoup moins !!!)

A nous de la guider sur le bon chemin, de l'aider à croire en ses rêves, de lui permettre de choisir son avenir sans être limitée par des cases dans lesquelles on s'empressera de vouloir la mettre !





lundi 22 juin 2015

Dimanche cueillette

Ici, on adore les fraises - enfin surtout Pimprenelle et moi - sous toutes leurs formes, nature, en glace, en smoothie, ... on se régale ! Mais il faut bien l'avouer, dans les magasins, soit elles n'ont pas de goût, soit elles sont hors de prix, soit elles viennent de l'autre bout du monde (j'exagère à peine ^^).

Alors, même si de temps en temps il nous arrive de craquer et d'acheter des fraises en supermarché, on essaye de se limiter à celles qu'on peut cueillir nous-mêmes. A une dizaine de minutes de chez nous, il y a une ferme qui propose des fraises en libre-cueillette. La saison est courte, de mi-mai à fin juin en général, suivant les années, alors on en profite (A 2,70€ le kilo, on aurait tort de s'en priver !). 

Parfois, ma maman est motivée pour faire de la confiture, alors on y va avec nos cagettes, parfois, c'est juste pour notre plaisir, celui de les manger à peine saupoudrées d'un peu de sucre (parce qu'on est gourmand, hein, sinon, elles sont très bonnes sans rien du tout), alors on cueille uniquement ce qu'il nous faut. Parfois aussi, on y va juste pour la balade, voir les vaches de la ferme, se cacher dans les champs de maïs, et croquer au passage quelques fraises bien sucrées.





"Non, non maman, j'en ai mangé que UNE" Mais bien sûr, ma Pimprenelle ^^



jeudi 18 juin 2015

Quand l'enfance cesse d'être lumineuse et joyeuse

Ce soir, je ne vais pas dormir sereinement ... je voulais vous parler des mots rigolos de ma Pimprenelle, mais finalement, je n'ai plus le coeur à ça.


Dans mon travail, je rencontre tous les jours des gens en grande détresse, des familles pour qui le quotidien est un combat, d'autres qui au contraire ont arrêté de se battre, vivant des aides qu'ils peuvent trouver à gauche et à droite, assisté par l'Etat, pas par choix, mais par lassitude, parce qu'ils ont renoncé, mais qui ont aussi perdu en chemin leur dignité et surtout l'espoir. C'est difficile mais il y a quand même souvent des sourires, des mercis, des enfants qui partent en vacances et qui vont voir la mer pour la première fois, des éclats de rire partagés.

Et parfois, il y a le pire (ou le presque pire ... je ne sais pas) ... Il y a cet enfant de tout juste 8 ans, qui débarque aux activités du mercredi en pleurs, en tremblant, en état de choc et qui dit dans un souffle que sa maman l'a tapé très fort, parce qu'il est parti voir son petit voisin sans la prévenir ... Mais fort comment ? "Elle a enlevé sa sandale et elle m'a tapé sur le dos et sur les fesses, je suis tombé, et elle a continué à me taper", et cette griffure sur sa jambe, de la cheville au genou, et son regard effrayé ... Garder son calme, rassurer l'enfant ... on a des bénévoles qui assurent ! Merci à eux pour le travail formidable qu'ils font au quotidien.

Et moi, qui doit prendre la décision. Evaluer en quelques instants la situation, prendre le risque de bouleverser la vie d'une famille, prendre le risque de passer à côté de quelque chose de plus grave, écouter les bénévoles, ne pas "trop" penser à l'enfant pour ne pas se laisser submerger par l'émotion. Prendre LA bonne décision.

Poser les bonnes questions, est-ce que c'est un incident isolé, une maman qui a paniqué ? Se dire que, quand même, même si on a eu très très peur pour son enfant, on peut à la limite comprendre la fessé ou la gifle, mais l'acharnement sur un enfant au sol ? non quand même ... ça n'est pas possible ... Et puis l'enfant qui glisse à nouveau timidement qu'en fait c'est déjà arrivé mais pas "si souvent" (mon dieu, que ça fait mal d'entendre ça).

Se dire que non, vraiment, on ne peut pas faire comme si on n'avait rien entendu... Prendre son téléphone et le signaler aux services sociaux ... Avoir l'impression d'être immédiatement prise au sérieux, écouté, croiser les doigts pour qu'ils fassent leur travail et vite.

Découvrir que la maman est elle-même victime des coups de son mari, se dire que définitivement, il faut agir vite, que cette famille a besoin d'aide. 

Espérer avoir pris la bonne décision et que cela n'entraînera pas le pire ... 


Je ne savais pas trop comment illustrer cet article, et puis finalement, j'ai choisi cette photo de ma Pimprenelle, si lumineuse, d'abord parce qu'elle me réconforte, et ensuite parce que l'enfance ça doit être ça, être heureux, découvrir, s'émerveiller, être aimé et protégé, insouciant....et que malheureusement ça n'est pas toujours le cas.


INFORMATION IMPORTANTE : si vous êtes confrontés à une situation de ce genre, s'il vous plait, n'hésitez pas. Contactez les services sociaux. Ils sauront vous poser les bonnes questions, ils sauront quoi faire, ils sauront voir l'urgence. Ne pas avoir peur d'au moins leur poser la question, je vous assure que je suis tombée sur une personne très à l'écoute qui a bien pris le temps de noter tous les éléments. Ce sont eux qui décideront de la suite de la procédure, qui iront faire une enquête au sein de la famille, voir d'abord de quelle manière ils peuvent l'aider, l'accompagner. Il faut leur faire confiance, malgré les quelques affaires dramatiques qui ont illustré des manquements et des défaillances, l'immense majorité d'entre eux sont des gens passionnés par leur métier. Ne pas être immédiatement dans une démarche de jugement et de condamnation, se dire que peut-être c'est un parent en détresse, qui a besoin d'aide aussi. Mais agir tout de suite quand même.

Si vous ne savez pas où appeler, un seul NUMERO : le 119 (pour ma part, j'ai contacté directement l'Espace Solidarité du Conseil Général du secteur, mais le 119 c'est très bien !).

lundi 15 juin 2015

Terrible Two, te revoilà

Ma Poussinette est une petite fille rigolote, souriante, qui pleure très très peu, toujours prête à s'amuser, qui s'adapte facilement ... enfin, ça c'était avant ... Oui, parce que, Mademoiselle - 22 mois au compteur - a tendance à se transformer ces derniers temps en petite chose hurlante, pleurante, chouinante (oui, j'invente des mots ^^), très, très en colère.

Avec Pimprenelle, qui était une tornade depuis sa naissance, réclamant très, très tôt son indépendance, pas très câline (même si aujourd'hui, elle l'est beaucoup plus), toute en énergie, en force, on avait été moins surpris. Mais là, avec Poussinette, c'est l'explosion, à tel point que ça en est parfois déroutant. Le contraste est saisissant !

Sa soeur appuie avant elle sur le bouton de l'ascenseur, elle se roule par terre en hurlant, c'est l'heure de rentrer, alors qu'elle voulait encore jouer dehors, elle devient limace, impossible de la faire avancer, elle n'aime pas ses chaussures, hurlements garantis, bref, c'est tempête d'émotions et de rage dans sa petite tête ...

Le plus surprenant pour nous, c'est que ces grosses colères viennent d'une petite fille si joyeuse, plutôt cool, et paisible.

Grosse différence aussi avec Pimprenelle, la maîtrise du langage. Ma Poussinette n'utilise que peu de mots pour le moment, non pas que cela nous inquiète, c'est plutôt que cela génère de nombreuses frustrations, chez elle et chez nous, car on n'arrive pas à la comprendre (enfin, pas assez vite ^^) et du coup, elle s'exprime en criant, elle pleure, elle tape du pied, et nous on cherche, on cherche et puis, il faut bien l'avouer, c'est assez usant pour les nerfs, de l'entendre pleurnicher et crier tout le temps !

Il nous reste quand même quelques trucs qui avaient bien marché avec Pimprenelle. Dans une situation de blocage, par exemple, je ne veux pas mettre mon pyjama ou mes chaussures, lui proposer de le faire toute seule fonctionne plutôt bien. Lui proposer de choisir - exemple, tu veux la robe rouge ou la blanche, le bain ou la douche - marche plutôt pas mal également.

En attendant, on câline, malgré les cris, on parle beaucoup, je lui dis que je comprends sa colère, on explique les règles de la famille, encore et encore, on tient bon, on fixe les limites, et on patiente :)



vendredi 5 juin 2015

Les Chipettes - Avril et Mai 2015

Pimprenelle

- s'est gavée de chocolat ... merci les Chasses aux Oeufs du travail de maman

- est à la fois une boule d'énergie, une vraie tornade, mais aussi une petite fille douce et sensible

- n'a plus très envie de dormir seule dans son lit, et toutes les excuses sont bonnes : "mon lit est trop mou", "j'ai peur toute seule", "j'ai entendu un bruit", etc ...

- a découvert l'univers des dinosaures, une vraie passion, et les pirates aussi (merci Jack et les pirates ^^)

- ne quitte plus sa robe d'Elsa, qui ne ressemble plus à grand chose à force d'être portée / lavée / portée / lavée ....

- le coloriage, ça n'est pas vraiment son truc, on a reçu son cahier de l'école et la consigne "colorie proprement" a été appliquée avec son propre style, on va dire ^^

- n'aime plus trop marcher. Elle n'a pas fait 3 pas qu'elle réclame déjà à être portée ... galère pour les randos, où nous étions plutôt partie sur une Pimprenelle qui marche et une Poussinette portée.

- est partie pour la première fois en vacances sans nous, on ne lui a même pas manqué ^^

- n'a jamais froid, elle est impressionnante, pour nos premières baignades de l'année, l'eau devait tourner autour des 15° ...

- a soufflé ses 4 bougies ... ma grande fille




Poussinette

- aime le chocolat mais pas autant que sa sœur, elle n'est finalement pas très gourmande,

- voit des "chat" partout ... "chat, chat, chat" pour le tigre, le chien, le cheval, la vache ...  et "ca - ca" pour tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à un canard (c'est à dire, aussi bien les pigeons, les moineaux que les poules) bref, on n'est pas encore au point sur les animaux ^^


- grandi, grandi, grandi ... chaque jour le bébé s'éloigne et on voit la jolie petite fille apparaître


- ne mange presque pas de fruits en dehors des bananes ... même les prendre dans sa main, elle ne veut pas ...

- depuis qu'elle sait courir, elle ne marche presque plus, une tornade elle aussi,

- avec Pimprenelle, on essaye de lui apprendre à sauter, et c'est littéralement craquant de la voir se donner du mal et pousser sur ses petites jambes,

- a eu vraiment très peur de la mer et des vagues,

- est en panique dès que j'allume l'aspirateur -_-

- est en pleine phase d'opposition "noooon .... pas .....", et je me roule par terre, je ne suis pas contente, etc ... un joli "terrible two" ^^



jeudi 4 juin 2015

Ma semaine en images #22/52

Cette semaine, Pimprenelle a encore soufflé des bougies, mais cette fois-ci avec son papi et sa mamie, et à l'école (j'avais la pression !!!! mais ouf, ça s'est bien passé et elle était ravie). On a eu une Poussinette en mode Hibou, alors qu'elle dormait plutôt pas trop mal ces derniers temps .... on a été au manège, Pimprenelle a fait sa princesse sur son beau cheval noir. 

Et puis dimanche, j'ai été la plus gâtée des maman. Pimprenelle avait fabriqué un collier avec la maîtresse d'allemand et une carte coeur / fleur avec celle de français, et ma Poussinette était tellement fière de m'offrir sa carte, fabriquée à la crèche, même si je ne suis pas sûre qu'elle ait tout compris ^^ Avec MrGeek, elles sont rentrées dimanche matin avec un énorme bouquet dans les bras, et j'avoue j'ai été très touchée qu'il y pense et qu'il emmène les filles choisir des fleurs pour moi.












Ma semaine en images #21/52

(Oui, j'ai encore une semaine de retard ^^)

On est rentré de vacances lundi, avec le plein de soleil, de chaleur, de sable et de vagues pour patienter jusqu'à cet été. 

On a joué au docteur comme tata, on s'est fait des cocktails, il y a eu une grosse bêtise (si jamais vous savez comment effacer ces &"3#0@ de crayons de cire des murs sans faire partir la peinture avec ...). Et puis, Pimprenelle a eu 4 ans, elle a soufflé plusieurs fois ses bougies, j'ai l'impression d'avoir fait des gâteaux toute la semaine ... Mais il y a eu tellement de sourires de bisous, de câlins, (et de licornes !!!) que ça en valait la peine. Et, on a gardé Teddy, la mascotte de la classe de Pimprenelle, tout le week-end, il nous a accompagné partout.











lundi 1 juin 2015

Happy 4























Ma Pimprenelle, ma petite fille tempête, ma tornade, ma rigolote, ma douce et ma câline, tu as eu 4 ans ...

Tu voulais un gâteau au chocolat avec des 'marties, alors, le vrai jour, on l'a préparé ensemble, tu le voulais en forme de cœur, alors on a fait un cœur. Tu étais tellement contente, habillée de ta robe rouge qui brille, mais avec ta casquette Hello Kitty ...

Ma petite fille libre et sans complexe, qui traverse la vie comme une aventure.

Tu voulais une licorne, une grande, une énorme, avec ton papa, on a hésité et puis finalement, on a choisi un château playmobile avec plein de licornes, des fées aussi et des animaux mignons, tu étais si contente, ma Pimprenelle. "C'est magnifique, maman".



Et puis, le week-end, on a invité papi et mamie, tu leur as préparé une jolie table, on a choisi ensemble les verres, les assiettes, les pailles, tu as décoré avec soin la place de chacun. C'était coloré, c'était joyeux et doux, il y en avait partout, c'était tout toi, ma Pimprenelle. On avait fait une belle tarte aux fraises, que tu as décorée, avec des licornes, toujours. Tu as découvert tes cadeaux avec enthousiasme et émerveillement, on a fait de la pâte à modeler tout l'après-midi.

Ensuite, on a préparé ensemble les gâteaux pour l'école, on a choisi des gâteaux zèbres, on a préparé aussi les petits sachets de bonbons pour les copains et les bougies roses qui brillent. On s'est levé tôt pour tout emmener à la maîtresse, tu es rentrée à la maison, les yeux brillants "maman, les copains, ils ont dit que le gâteau était bon".

Ma fée a eu 4 ans.

Ma princesse aux yeux clairs, mon aventurière en sandales qui brillent, mon bonheur, mon amour.

Je t'aime.